«C'était comme si Clara Schumann elle-même était apparue sur scène» écrivit le critique musical du Lidowa Demokracieaprès la première de Regina Shamvili à Prague.
   Regina commença à jouer du piano à 6 ans. A 10 elle donnait son premier concert avec orchestre. Diplômée du Conservatoire de Tbilissi comme du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou, elle étudia avec des pianistes aussi légendaires que Maria Grinberg, Yakov Flier et Gregory Ginzburg. Très tôt, elle se fit un nom dans sa Russie natale. Ses enregistrements chez Melodia furent des bestsellers

   Elle joua avec tous les grands orchestres et se poduisit dans les salles de concert et les festivals les plus prestigeux.

   Musées et galeries d'art soviétiques exposait ses portraits réalisés par des artistes russes renommés. Ses concerts étaient retransmis par télévision dans tous le pays,mais ses prestations étaient llimitées aux frontières de l'ancien empire soviétique. Finalement, en 1983, Regina quitta le pays pour l'Amérique.

   «Son vrai nom est un véritable cuachemar pour un impressario... Lorsqu'elle joua à Vienne peu après son départ d'Union soviétique, la critique était unanime à louer son jeu pianistique, mais avertissait qu'elle n'irait pas loin avec son long nom géorgien et lui donna un nom plus simple - Shamvili - qu'elle utilise depuis lors. Comme géorgienne, Regina Shamvili n'est pas la première à prendre un nom d'artiste. Vous souvenez-vous de Georges Balanchine? Comme Balanchine d'ailleurs, Shamvili émigra finalement à New York, où elle vit actuuellement.» (Harlow Roninson, Los Angeles Times).

   «Une étoile nous vient de l'est» écrivait le San Fransisco Chronicle. Maintenant «Artiste Steinway» célèbre, Regina Shamvili continue à enchanter son auditoire dans plus de 100 pays. «Pianiste extraordinaire», note La Estrella de Panama. Les critiques musicaux sont enthousiasmés non seulement par une «expression pianistique du plus haut niveau», comme l'exprimait la revue colombienne El Espectador, mais aussi par la brillante personnalité de l'artiste. «Mme Shamvili possède une présence sur scène comparable à celle d'une jeune Simone Signoret» (Hong Kong Standard). «Une Jane Austen!» s'exclame David Blake (Al Achram, Le Caire) dans un article intitulé «Meurtrier King Kong», en poursuivant:«Madame Shamvili a terrassé le piano. Elle l'a réduit en esclavage». Le Daily Turkey souligne «le son noble et chantant, le haut degré de communication»

   Shamvili est bien connue pour ses concerts de bienfaisance, en collaboration avec Mère Teresa en Inde, et dans d'autre pays du Tiers Monde. Après son concert avec orchestre au Vatican, Regina reçut une marque de reconnaissance personelle du Pape Jean-Paul II.    Regina Shamvili, accueillie par le Pape Jean-Paul II dans sa résidence estivale de Castelgandolfo.

   Sous les auspices de l'Unesco, Mme Shamvili a donné des concerts en Asie et en Afrique. Sa vocation d'artiste internationale a fait l'object d'un reportage télévisé de l'US Information Agency: «Elle renforce le rôle important de la culture dans nos relations bilatérales et pose un jalon précieux dans nos échanges culturels» affirma l'ambassadeur des Etats-Unis au Mexique après le concert donné par l'artiste au Gran Festival Ciudad de Mexico.

   Outre ses fréquentes apparitions sur diverses chaïnes de télévision, dont la CNN et Sky TV de Londres, R. Shamvili a aussi été le sujet de plusieurs film télévisés, dont From Russia with Love (TROS TV, Hollande), Bangkok Report (Thaïlande), Regina (Suisse). Son émission Music in the Castle à la BRTN (télévision nationale belge) a été diffusée dans plusieurs pays d'Europe.

   La critique en délire, dans le monde entier, continue à suivre les prouesses de cette artiste unique. Après ses «étincelants débuts berlinois», elle a été présentée comme «l'une des cinq meilleures pianistes du monde» par le Berliner Morgenpost. «Pianiste splendide» (NewYork Post), «Le talent sans frontière» (Le Quotidien de Paris). «Mme Shamvili est un maître de la ligne musicale» (South China Morning Post), «Passion dramatique et concentration» (The Japan Times). The Times a rendu compte de son succès en ces termes «A une époque où les pianistes rivalisent de froideur, ella a le courage de chanter, de faire des déclarations musicales spontanées»

    En août 1991, sur invitation du Président de la Russie, Regina retourna à Moscou pour un concert qui coïncida dramatiquement avec le coup d'Etat historique. La transmission spéciale par CNN de cette prestation fut diffusée sur les chaînes de télévision du monde entier. Cela fit aussi l'objet d'un autre film télévisuel produit à Moscou: Le retourau pays.

   Peu après la chute du communisme, Mme Shamvili mit en route une tournée de concerts en Europe et l'Est. Les circinstances l'ont conduite au Moyen-Orient où elle devint la première artiste américaine se produisant aussi bien en Israël que dans les pays arabes. Retournant fréquemment dans cette région pour des concerts, elle est considérée comme l'Ambassadrice américaine des Bons offices.     Regina reçoit un acceuil enthousiaste qu'elle joue dans l'atmosphère intime des festivals de musique européens, ou dans les immenses salles modernes d'Asie; qu'elles joue dans des espaces «traditionnels»comme la Salle Gaveau à Paris ou du Concertgebouw à Amsterdam, ou dans des endroits très spéciaux comme au Colisée de Buenos Aires ou dans la salle de quinze mille places au Pavillon Concord en Californie.

   Les disques de Mme Shamvi;li ont été distribués dans le monde entier. Richard Pontzious du San Fransico Examiner a lancé un défi par rapport à l'un d'entre eux: «faites-le-écouter à des amis, sans leur indiquer le nom de l'artiste, et ils vont être soufflés». Il cconcluait par ces mots: «Beaucoup sont exceptionnels, mais peu ont les dons que Mme Shamvili possède si manifestement».

   Sa capacité à captiver des auditoires internationaux a été mise en relief par Martin Bernheimer, du Los Angeles Times: «Contrairement à trop de ses contemporains, Shamvil ne craint pas la complaisance expressive de l'esprit romantique, son jeu révèle une rtechnique impeccable au service d'une richesse d'interprétation extraordinaire, de l'originalité et une ferveur dynamique».


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